Les EnR racontées par ceux qui les vivent
Nos parcs éoliens et solaires déjà construits en France témoignent de notre savoir-faire et de la place primordiale que nous accordons à la concertation avec les élus, habitants et acteurs locaux de nos projets. Et ce sont eux qui en parlent le mieux…
Elles ne m'ont jamais dérangée.
Je les vois de ma maison et elles ne m'ont jamais dérangée. Au début, les gens nous disaient qu'on allait avoir plein de problèmes de bruit, pour la télé, patati et patata... On n'a jamais rien eu !
Avec mes copines Jeannette et Huguette, nous nous promenons quasiment tous les jours autour du parc. On a donné nos prénoms aux trois éoliennes. On les trouve plus belles que celles des autres parcs autour et surtout mieux que la ligne THT !
Madeleine Petitpas, habitante de Vaux-lès-Mouzons.
On ne se doute pas de toute la technologie à l'intérieur.
C'est vraiment très impressionnant de visiter un chantier éolien. Quand on voit les éoliennes installées, on ne se doute pas de toute la technologie qu'il y a à l'intérieur. De plus, un chantier éolien n'a pas beaucoup d'emprise au sol. C'est surtout en hauteur que tout se passe. Cela permet de limiter l'impact sur l'environnement et les agriculteurs peuvent toujours continuer à travailler normalement jusqu'au bord du chantier.
Laurent Mercier, maire de Pouillé-les-Côteaux.
On veut tous de l'électricité verte mais on ne veut rien voir dépasser !
Le parc éolien est le plus gros investissement dans la région depuis l'installation des barrages hydroélectriques après la guerre. Dès le début, on a impliqué les habitants. On a proposé l'investissement citoyen mais la population a hésité à se lancer. Preuve que c'est un argument des opposants qui ne tient pas. Aujourd'hui, la concertation ne suffit plus. Il y a des gens contre tout alors que ceux qui habitent au pied des éoliennes disent que tout va bien.
Bernard Castanier, maire de Lestrade-et-Thouels.
Nos éoliennes, c'est toujours ça de nucléaire en moins !
Pour ce type de projet, il faut une équipe municipale soudée et convaincue car le montage du dossier est très long. Nous étions convaincus et nous le sommes toujours. Au début, nous avions un peu peur pour l'immobilier mais les maisons se vendent bien depuis l'installation du parc. L'éolien, c'est sur un laps de temps donné : 20 ans. Le démantèlement, ce n'est rien comparé aux déchets nucléaires.
Jean-Luc Lecourt, maire de Saint-Cyr-en-Pail.
Le temps nous a donné raison.
Quand on a l'occasion de faire des actions concrètes pour le développement durable, il faut y aller. C'est le bon sens paysan ! Mais au début, nous nous interrogions sur le bien fondé du parc éolien car c'était nouveau. Le temps nous a donné raison. Avec les retombées financières du parc, nous avons pu développer de nombreux projets : achat de terre pour le captage, pistes cyclables, entretien de la voirie sans phyto... Tout ce qui vient du vert retourne au vert !
Michel Troadec, maire de Plouguin.
Elles ne me gênent pas dans mon travail, au contraire !
Elles prennent très peu de place, les chemins sont d'excellente qualité et les plateformes nous servent à garer les engins ou à manipuler la coupe de la moissonneuse-batteuse. Et puis il ne faut pas se voiler la face, c'est intéressant d'avoir un loyer garanti. Ce sont des moulins à vent modernes et aujourd'hui elles font partie de notre paysage.
Christophe Henriet, propriétaire-exploitant à Maisoncelles - Parc éolien La Margotte de Raucourt-et-Flaba.
L'éolien crée de l'emploi en France.
Basé près de Dijon, Céole est passé d'un salarié en 2007 à 52 aujourd'hui et nous pourrons être 150 en 2014. L'éolien pourrait créer plus d'emplois en France. Les industriels hésitent à se lancer car il manque une visibilité à long-terme à cause de la complexification des procédures et des législations. Nous avons le savoir-faire et les hommes. Nous avons donc le potentiel pour développer une filière éolienne en France.
Dominique Legros, président-fondateur de Céole (fabricant des mâts des éoliennes du parc de la Margotte).
Beaucoup de personnes regardent le bruit et ne l'écoutent pas.
L'étude acoustique garantit l'absence de risque pour la santé. La législation acoustique française est l'une des plus sévères en Europe. Le bruit est subjectif, il est indispensable de le quantifier. À partir de mesures réalisées chez les riverains, nous faisons des simulations avant la construction du parc et des vérifications après sa mise en service. Beaucoup de personnes regardent le bruit et ne l'écoutent pas : plus on se focalise dessus, plus on l'entend.
Jean-Louis Bisquay, expert de justice en acoustique - JLBI Conseil.
En savoir plus sur le projet...
Nous avons suffisamment de recul pour faire des préconisations précises.
L'étude avifaune repose sur un protocole évalué scientifiquement. Elle a servi à déterminer l'implantation des éoliennes en tenant compte des oiseaux nicheurs, hivernants, migrateurs et de leur intérêt patrimonial. Notre association existe depuis 1972. Nous sommes indépendants et pour la protection de la nature. Si nous pensons qu'un projet éolien est trop gênant pour les oiseaux, nous nous y opposons et inversement.
Gérard Debout, président du Groupe Ornithologique Normand.
Un apport économique pour le territoire.
Quand on m’a présenté ce projet, je reconnais que j’ai été très intéressé par l’aspect écologique mais également l’aspect économique pour notre collectivité notamment par la contribution économique territoriale mise en place depuis la réforme de la taxe professionnelle. En tant qu’acteur du développement économique de ce territoire, je devais soutenir ce projet. Mon conseil municipal m’a suivi et a compris l’enjeu. Ceci est bien également un engagement dans le secteur du développement durable.
Serge Villeroux, Maire de Saint-Amadou.
Il ne faut pas opposer forêt et énergies renouvelables !
En 1999 et 2009, à cause des tempêtes, notre groupement familial a perdu des dizaines d’hectares. Sur ces parcelles dévastées il a fallu diversifier les plantations pour faire face à ces catastrophes naturelles. L’implantation d’une ferme solaire est une diversification providentielle : ici on plante désormais des panneaux solaires. Il n’y a pas de béton, pas de fondation, simplement des pieux battus, qu’on enfonce dans le sol comme des clous dans une planche. Cela ne dénature, ni n’appauvrit la terre. L’agriculture et le développement des énergies renouvelables sont compatibles et ici tout le monde y gagne.
Yves Jacquin Depeyre, Président du Groupement Forestier Jacquin Depeyre.

